FOURNIER Jean
FOURNIER Jean

 



 


Né le 21 mai 1917 à Annecy
Décédé le 26 août 1961 en service commandé (44 ans)

 

 

Commandant / Squadron Leader (1945) Colonel (1961)
299 missions de guerre

1 victoire homologuée
1 victoire probable





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Asp
1940
 
Infanterie 09/39 01/40 Fantassin France
Slt
11/41
 
Armée Air 01/40 04/40 Elève Obs France
Lt
1942
 
Armée Air 04/40 07/40 Elève Obs Rabat - Maroc
Cpt
12/42
 
RAF - FAFL 10/40 08/41 Elève Pilote Grande Bretagne
Cdt
03/43
 
Sq 17 10/40 08/41 Pilote Grande Bretagne
     
Sq 132 1941 1941 Pilote Grande Bretagne
     
Sq 340 11/41 03/43 Pilote. Chef Esc Grande Bretagne
     
Sq 340 03/43 11/44 Commandant Grande Bretagne
                 
     
Armée Air 1952 1953 Pilote Indochine - 25 missions

Texte original : http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/359.html

Jean Fournier est né le 21 mai 1917 à Annecy (Haute-Savoie). Licencié ès-lettres, professeur, il est mobilisé en septembre 1939 dans l’infanterie. Il demande à être affecté à une école d'observateurs de l'Armée de l'Air et, en janvier 1940, passe au Bataillon de l’air 106 à Bordeaux. Envoyé au Maroc, à l’école des observateurs de Rabat en avril 1940, il est breveté observateur en avion en août 1940 avant d’être démobilisé sans avoir pu combattre. L’aspirant de réserve Jean Fournier se fait désigner au lycée français de Tanger d'où il rejoint immédiatement Gibraltar puis l'Angleterre le 27 octobre 1940.

La Royal Air Force l'accepte dans ses rangs comme élève-pilote et il s'y montre très rapidement l'un des plus fins pilotes de chasse. Breveté pilote fin août 1941, il passe brièvement aux Squadron 17 puis au Squadron 132, avant d’être affecté en novembre 1941 au 340 Squadron (Groupe Ile-de-France) comme sous-lieutenant. Il révèle à ses chefs et à ses camarades de rares qualités de cœur et d'esprit qui le désignent très vite pour des commandements d'unités. Le commandant du groupe, le capitaine Reilhac, qui a succédé à Jacques-Henri Schloesing, est à son tour porté disparu en opérations le 14 mars 1943. Il est remplacé par le capitaine - immédiatement promu commandant - Jean Fournier qui emmène, quelques jours plus tard, le squadron à Turnhouse, pour une période de repos. Le groupe se déploie à Drem, où il assure la couverture du secteur Glasgow-Edimbourg. Les missions de guerre se succèdent dans le cadre du plan général de préparation au débarquement, qui a pour but d'affaiblir le potentiel de combat de l'ennemi par le harcèlement et la destruction de ses voies de communication, de ses défenses fixes et de ses installations portuaires. Déployé à Merston, le groupe "Ile de France" effectue sans relâche des missions d'escorte, d'attaque des sites de lancement de V1 et des voies de communication. Le débarquement est imminent, les "bandes d'invasion" blanches et noires sont peintes sur les ailes et le fuselage des Spitfire. Dès l'aube du 6 juin 1944, le groupe, sous les ordres de Jean Fournier, participe à la couverture du débarquement sur les plages normandes. Le 13, des Spitfire du squadron se posent enfin sur le sol français, à Sainte-Croix. Le 19 août, le groupe s'installe à Sommervieu, près de Bayeux. Les alliés ayant acquis la maîtrise du ciel, les missions du Squadron 340 s'orientent vers l'appui des troupes alliées en Belgique et en Hollande.

Jean Fournier quitte le commandement du groupe en novembre 1944 et part en repos après trois années ininterrompues de combat, 274 missions de guerre une victoire aérienne homologuée et une probable.

La guerre terminée, le commandant Fournier cède à l'insistance de ses chefs et accepte de rester dans l'Armée de l'Air. Il y fait campagne en Indochine, après un séjour au Staff College Britannique et un autre au Standing Group de Washington. Gravement blessé à Saigon en juillet 1953, il est rapatrié puis affecté à l'Etat-major de l'OTAN. Il totalise 299 missions de guerre dont 274 en Angleterre et 25 en Extrême-Orient. En 1959, colonel, il prend le commandement de la Base de Châteaudun ; il veut en profiter pour reprendre un entraînement intensif au pilotage des nouveaux appareils de chasse. C'est au cours de ces exercices, et au moment où il allait prendre un nouveau commandement à Creil, qu'il disparaît en plein vol, le 26 août 1961 aux commandes d’un Fouga Magister.

Jean Fournier est inhumé dans sa ville natale d’Annecy.

 




   


Commandeur de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
Croix de Guerre 1939-45 (9 citations)
Croix de Guerre TOE
Médaille des Evadés
Médaille de l'Aéronautique
Distinguished Flying Cross (GB)
Distinguished Flying Cross (USA)
Croix de Guerre Tchèque
Chevalier de l'Aigle Blanc de Serbie (Yougoslavie)
Officier de l’Ordre National du Vietnam
 


 


 


Victoires aériennes

Victoires  
1
.
o
  Collaboration
Probables  
1
.
o
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration
Bombes volantes  
0
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
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- - -
-
(xx) Fournier Jean
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- - -
-
(xx) Fournier Jean


Sources



ACES HIGH - Christopher Shores and Clive Williams. Grub Street Editions
Aviateurs de la Liberté - Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres - Colonel Henry LAFONT
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_doc/liste_biographie.htm




 

 

 

 

 

 


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