GRIMAUD Henri
GRIMAUD Henri

 






 


Né le 10 décembre 1917
Tué au combat le 21 juillet 1944 (27 ans)

 

 

Sous-Lieutenant

5 victoires en collaboration
1 victoire probable
3 victoires probables en collaboration





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Sgt
1939
 
Armée Air 04/38 08/39 Elève Pilote France
Slt
03/43
 
GC II/7 08/39 06/40 Pilote France
Lt
Posth 07/47
 
GC II/7 06/40 04/42 Pilote AFN.
     
Ecole Officier 04/42 03/43 Elève Officier France
     
Maquis 1943 07/44 Maquisard France


Henri Grimaud est né le 10 décembre 1917 à Saint-Jacques-en-Royans (Drôme). Il s'engage le 23 avril 1938 à l'intendance militaire de Valence pour suivre les cours du centre de pilotage civil d'Ambérieu, obtenant son brevet au cours du mois de juillet suivant. En décembre 1938, il part compléter sa formation à Istres avant d'être affecté, peu avant la déclaration de guerre, à la 3eme Escadrille du GC II/7 basé à Luxeuil et équipé de MS 406. Récemment arrivé au Groupe, son premier vol sur MS 406 date du 25 août.

 

CAMPAGNE DE FRANCE

 

MS 406 - GC II/7 - 1940

 

 

10 mai 1940

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque les allemands lancent leur attaque aux première lueurs du 10 mai 1940, le GC II/7 est toujours basé à Luxeuil. Le Groupe compte 32 pilotes et 35 MS 406 dont seulement 24 sont disponibles : 80. 88. 89. 95. 138. 146. 183. 211. 215. 216. 220. 221. 223. 225. 226. 235. 242. 264. 334. 443 .481. 483. 598. 802. 808. 953. 956. 959. 962. 964. 965. 974. 977. 978. 980. Le Groupe dépend de la ZAO Sud au sein du Groupement de Chasse 24 sous le commandement du Lieutenant Colonel Lamon.

La première alerte de la journée survient à 4 h 30 lorsque 3 bombardiers provoquent le départ de deux patrouilles légères. Séparés dès le décollage, les pilotes de la première patrouille mènent chacun un combat isolé. Le Sergent Grimaud (MS 406 n° 88) se lance vers le Nord à la poursuite d'un Ju 88. Il tire dessus à plusieurs reprise mais tenu en respect par le mitrailleur défensif, il ne peut que revendiquer une victoire probable. De son côté, le Commandant de Mentque s'apprête également à attaquer lorsqu'il est pris en chasse par 4 Me 109 qui l'abattent à bord de son MS 406 n° 334. Le pilote est tué. La seconde patrouille, composée du Capitaine Papin et du Sous-Lieutenant Couillens rentre pour protéger le terrain après avoir vainement tenté d'intercepter les bombardiers.

A 5 h 55, la patrouille qui se trouve toujours en l'air, attaque un peleton de He 111 qui resserrent aussitôt leur formationLa Capitaine Papin tire toutes ses munitions sur l'un des bombardiers mais sans résultat apparent. De son côté, le Sous-Lieutenant Couillens parvient à atteindre le moteur droit de l'un des bombardiers. Celui-ci quitte sa formation et se perd dans les nuages, privant le pilote d'une victoire confirmée. Celle-ci sera finalement accordée en octobre à Couillens et Papin. En février 1941, les comptent sont revus et chacun des deux pilotes reçoit le crédit d'une victoire confirmée chacun.

Alors que les deux patrouilles se trouvent en l'air, le terrain subit les premiers assauts des bombardiers de la Luftwaffe qui bombardent les installations. Plusieurs hommes sont blessés au sol dont le S/C de Fraville. Quatre MS 406 sont détruits. Une patrouille triple qui a décollé à 6 h 00 (Cpt Hugo (MS 406 n° 977 - S/t Mangin - Sgt Boillot) est dirigée sur un He 111 pris pour cible par la DCA de Belfort. L'appareil allemand [9K + EB] du Stab I./KG 51, qui effectue une mission de reconnaissance photo à 3000 m est pris en chasse. Attaqué par l'avant et depuis le bas, le Capitaine Hugo incendie le moteur droit. A 6 h 30, les trois pilotes unissent leurs efforts et envoient le He 111 se poser sur le ventre au NE de Chavanatte, entre Montbéliard et Belfort. L'équipage allemand compte un tué et trois blessés.

A 15 h 00, vingt et un appareils prennent l'air, en protection de Luxeuil. La troisième Escadrille se trouve au-dessus des nuages et la quatrième en-dessous. Les premiers se heurtent à 8 Me 110 qui se mettent aussitôt en cercle défensif. Deux appareils sont malgré tout abattus. Au départ reconnues comme probables, les deux victoires confirmées sont finalement accordées au Cpt Papin (avec le S/C Lefebvre) et au Sous-Lieutenant Jeandet. En retour, Jeandet est grièvement blessé à l'oeil. Quant au Sous-Lieutenant Couillens, il est tué au combat à bord du MS 406 n° 598 près de Briancourt. Assistant impuissant à la perte de son camarade de combat, le S/C Panhard se lance à l'assaut des bimoteurs pour tenter de le venger. Il parvient à toucher le moteur de l'un des Me 110 qui quitte le secteur avec un moteur fumant. Cette victoire ne sera accordée que comme probable.

 

GC II/7 à Luxeuil en septembre 1939 : de G à droite debout : Sgt Sonntag, A/C Valentin, Slt Gruyelle, Cpt Papin-labazordiere, Slt Gabriel Gauthier, Sgt Doudies, Sgt Panhard - Accroupis - Sgt Haberkorn, Sgt Grimaud, Sgt Passemard, S/C Longuesserre, Sgt de Fraville

 

11 mai 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 mai, le premier message d'alerte provoque le départ de la totalité des 21 avions encore disponibles. Le Commandant Durieux prend la tête de la formation alors même que les bombardiers commencent à survoler la piste, provoquant une certaine confusion. Pendant que quelques pilotes restent en protection sur Luxeuil, les autres prennent plein Ouest à la poursuite d'une vingtaine de He 111 du III./KG 51 qui attaquent Lyon Bron. Vers 9 h 00, le [9K + MT] du 9./KG 51 quitte la formation avec le moteur droit en feu et le train sorti. Attaqué par pas moins de 14 pilotes, le bombardier s'écrase près du village de Montsauche, au Nord de Chateau-Thierry. Le pilote est mort mais 4 hommes d'équipage ont sauté en parachute et seront constitués prisonniers. La victoire est partagée entre (Sgt) Passemard Amédée (MS 406 n° 802) (Cdt) Durieux (Cpt) Hugo Henri (Lt) Goettel (Slt) Valentin Georges (Slt) Pomier-Layrargues René (Slt) Louis Camille (A/C) Ponteins Denis (MS 406 n° 89) (S/C) Gourbeyre (S/C) Panhard René (MS 406 n° 264) (S/C) Lamblin Jacques (Sgt) Planchard (Sgt) Bret Emile (C/C) Novakiewicsz . (Le Sous-Lieutenant Dussart est varialement inclus dans la liste des pilotes crédités de cette victoire, de même que le S/C Lefebvre qui, contraint de se poser en campagne, ne semble pas avoir pris part au combat).

Au retour de la mission, le Cpt Hugo pose son appareil qui doit être réformé. Trois autres He 111 sont accordés ce jour là, deux probables et un confirmé.

La patrouille du du S/C Doudiès, isolée, revient au terrain lorsqu'elle reçoit l'ordre de se diriger vers Dijon et finalement Vesoul où elle intercepte un groupe de 18 He 111 du I./KG 51. Après avoir attaqué le peleton, ils constatent l'absence de l'un des bombardiers qui sera accordé comme probable au S/C Doudiès et au Sgt Grimaud (MS 406 n° 88) . Le Sergent Grimaud ayant épuisé toutes ses munitions et le Slt Krol ayant ses armes enrayées, le S/C Doudiès appelle du renfort qui arrive sous la forme de 7 pilotes du GC III/6 avec lesquels il abat, à 9 h 58, le 9K + GH. L'appareil se pose sur le ventre à Pirey, au Nord de Besançon et l'équipage est capturé.

Dans le même temps, le terrain est attaqué une nouvelle fois. Une patrouille simple décolle à 10 h 00 (Sous-LieutenantsDussart et Mangin et Sgt Boillot). Ils se dirigent vers Belfort puis Lure et interceptent des Ju 88 du II./KG 51 qui effectuent leur bombardement. L'un d'eux est sérieusement touché par les 3 pilotes. La risposte est toutefois efficace et le Sgt Sous-Lieutenant Dussart, moteur en feu, se blesse au visage en posant son MS 406 à Mélisey. Le Sgt Boillot est aussi touché, pose son appareil moteur calé, lorsqu'il est pris pour cible par la défense anti-aérienne du terrain qui le prend pour un allemmand. L'appareil déjà bien endommagé prend quelques impacts au passage et devra être réformé. Au final, Dussart et Boillot reçoivent le crédit d'une victoire sur un Ju 88 confirmée partagés entre eux deux et Mangin reçoit le crédit d'un He 111 probable.

Au soir du 11 mai, le bilan fait état de 2 tués par bombardement avec de nombreux appareils endommagés. Au total, le Groupe a perdu 18 appareils (dont les 88 et 89 de Grimaud et Ponteins lors d'un bombardement). Quatre appareils déjà indisponibles sont définitivement détruitsde même qu'un D520 par mitraillage le lendemain alors qu'aucune victoire ne vient compenser ces destructions. Seule la DCA parvient à abattre l'un des 6 assaillants dont le pilote est capturé. Une piste de secours est aménagée à 2 km du terrain, en bordure de bois, avec une piste de 20 m de large qui ne permet le décollage que d'un appareil à la fois mais offre des abris naturels pour les appareils trop exposés.

 

Dewoitine 520 - GC II/7 - 1940 - (Profil Cédric Chevalier)

 

25 mai 1940

Lors d'une couverture du terrain, à l'aube, la patrouille simple (S/C) Doudiès Jean (S/C) Grimaud Henri (C/C) Novakiewicsz ne parvient pas à rejoindre un Do 215 avec lequel elle prend contatc au Nord-Est de Dijon. A l'atterrissage, Grimaud détruit le MS 406 n° 220. Une victoire probable leur est accordée par le Commandant Durieux ce jour là bien que les avis divergent quant à leur auteur. Le même jour, une patrouille triple décolle à 16 h 00 en couverture, sur alerte. Pour la première fois, deux D 520 prennent part au combat accompagnés de 6 MS 406. Si le premier D 520 est à coup sur piloté par le SOus-Lieutenant Gruyelle (qui tire 60 obus et 800 cartouches sur un H e 111).

Un pilote de D 520 prend contatc à 16 h 40 avec 24 bombardiers allemands, bientôt rejoint par une patrouille double légère. La formation ennemie s'étant scindée, il ne reste que 7 bombardiers qui sont immédiatement attaqués par les 5 appareils français à l'Ouest de Dijon. Après une partie de cache cache dans les nuages, et bien que seulement 5 pilotes semblent avoir tiré sur l'appareil, la victoire est attribuée à l'ensemble de la patrouille : (Cdt) Mümmler M (Slt) Pomier-Layrargues René (Slt) Gruyelle Michel (Slt) Louis Camille (Adj) Jonaszick (Sgt) Gaufre (Sgt) Boillot Pierre (S/C) Doudiès Jean.

 

1 juin 1940


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe est désormais totalement équipé en Dewoitine D 520, soit une vingtaine d'appareils au total. Tous sont disponibles. En revanche, côté pilotes, deux parmi les plus expérimentés sont malades ; le Cpt Hugo et le Sous-Lieutenant Valentin. Ce jour là, la pression allemande se porte sur Lyon et Marseille. Se trouvant sur la route des bombardiers, le GC II/7 effectue plus de 40 sorties pour les intercepter.

Après quatre missions sans histoire, un dispositif de quatorze D 520 prend l'air à 11 h 15 et se scinde en deux groupes. La troisième escadrille est emmenée par le Capitaine Papin sur Dijon et la quatrième par l'A/C Ponteins sur Chalindrey. Vers 12 h 30, le S/C Lamblin (D 520 n° 104) prend contact avec une trentaine de He 111 du III./KG 53 au Sud de Saint-Jean-de-Losne. Les 14 pilotes se regroupent alors et attaquent le peleton de bombardier tout au long de la vallée du Doubs. Lamblin attaque seul un He 111 qui s'enfuit vers la Suisse. L'A/C Ponteins, seul également, en tire un second qui se met en spirale en trainant un panache de fumée blanche après que le français ait tiré 60 obus et 600 cartouches dans sa direction. Quatres autres pilotes (Gourbeyre, Boillot, Planchard et Louis) attaquent sans résultat. Les appareils Suisses auraient aussi intercepté l'un des bombardiers venu se réfugier de l'autre côté de la frontière.

Au final, le Commandant Durieux accorde un He 111 probable à 4 pilotes : (Cpt) Papin Labazordière Tony (S/C) Lamblin Jacques (S/C) Doudiès Jean (S/C) Grimaud Henri (D 520 n° 230) alors que la victoire confirmée est partagée entre 9 pilotes : (Cpt) Papin Labazordière Tony (Slt) Louis Camille (A/C) Ponteins Denis (S/C) Gourbeyre (S/C) Lamblin Jacques (Sgt) Boillot Pierre (S/C) Grimaud Henri (Sgt) Planchard (Sgt) Passemard Amédée (D 520 n° 251). Ces deux victoires seront variablement attribuées à différents pilotes selon les périodes et font encore l'objet de controverse.

 

A 14 h 05, une patrouille double légère (Sous-Lieutenants Gruyelle et Krol (D 520 n° 241), Sergent Grimaud et C/C Novakiewicsz prend l'air sur alerte en couverture de Dijon / Lons-le-Saulnier. Le Capitaine Williame, du GC I/2 suit au même moment un groupe de bombardiers après avoir du laisser s'échapper un premier groupe. Il oriente par radio les pilotes du GC II/7. A 15 h 25, ils prennent contact avec les Heinkel He 111 dont l'un est abattu au Nord d'Artois par 4 D 520 du GC II/7 qui aident les 3 MS 406 du GC II/2. Le Sous-Lieutenant Krol semble devoir se poser en campagne près de Luxeuil avec son n° 241.

 

Une patrouille légère qui décolle sur alerte à 15 h 00 dans la région de Pontarlier et composée des Sous-Lieutenant Bouton, S/C Doudiès et Panhard (D 520 n° 116), Sgt Martin et Passemard, rejoints par le Commandant Mümler, interceptant 18 He 1111 du III./KG 53 au Sud de Besançon. Vers 16 h 45, le AI + CT du 9./KG 53 s'écrase au Nord de Montbéliard après avoir été tiré par l'ensemble des pilotes à l'exception de Panhard qui se voit pourtant crédité de la victoire alors que le Sgt Passemard n'obtient aucun crédit.

Ensuite, le commandant Mümler se joint aux Curtiss du GC I/5 et abat avec eux un He 111 près d'Epinal. Le He 111H (WNr 5474) [AI + EL] de la 3./KG 53 est abattu à 17 h 30 après avoir été précédemment attaqué par le Lieutenant Paul Schenk et le Capitaine Werner Lindecker de la Cie.Av 15 de l'Aviation Suisse.

 

2 juin 1940

A 7 h 50, cinq pilotes prennent l'air et repèrent des bombardiers faisant route au Sud vers Besançon. Sept autre D 520 rejoignent les premiers à 8 h 45. Au total, seuls 9 pilotes participeront au combat du fait des pannes qui obligent 3 pilotes à rentrer. L'A/C Ponteins suit un He 111 jusqu'à Vienne. Au cours de la poursuite, tous les pilotes tirent sur les bombardiers mais sans résultat net au départ. Le Sergent Martin effectue pas moins de 7 passes sur un peleton de 3 bombardiers. Au final, 5 pilotes se voient attribuer la destruction d'un He 111 dans la forêt de Pont-d'Ain ; (Cpt) Papin Labazordière Tony (S/C) Doudiès Jean (Slt) Krol Waclaw Szczepan (S/C) Grimaud Henri (Sgt) Gaufre. Soumise à de nombreuses variations, cette victoire unique concernerait un He 111 du 8./KG 55 (GI + HS) qui tombe à Ursin, en Suisse, près d'Yverdon après avoir été achevé par le Cpt Lindecker de la Cie.Av 15 déjà impliqué dans un autre combat. Un autre He 111 rentre avec un blessé à bord.

 

15 juin 1940

 

 

 

 

 

Les derniers combats de la Campagne de France pour le GC II/7 ont lieu le 15 juin. Les missions se déroulent à partir d'Ounans, piste auxilliaire du terrain de Chissey où le groupe s'est installé deux jours plus tôt.. Une première mission, entre 10 h et 11 h sur le secteur de Langres / Neufchâteau et Metz permet d'intercepter deux Hs 126 d'observation. Si l'un d'entre eux parvient à s'échapper, le second est abattu par le Sous-Lieutenant Valentin d'une seule rafale à Saint-Avold. L'appareil, qui appartient au 2.(H)/13 s'abat dans la région de Langres.

Ensuite, le dispositif prend contact avec 3 Do 17 attaqués et tous touchés. L'un s'échappe avec un moteur en feu sur la forêt de Warndt et le commandant Durieux accorde le crédit de la victoire à 9 pilotes. Au final, seulement 5 noms semblent avoir été retenus : (Slt) Valentin Georges (S/C) Grimaud Henri (S/C) Lamblin Jacques (C/C) Novakiewicsz (Sgt) Boillot Pierre. Le S/C Lamblin doit poser son n° 235 sur le terrain de vol à voile de Pont Saint Vincent après avoir été touché par la Flak. La zone étant encerclée par l'ennemi, c'est son ami Panhard qui viendra le récupérer avec un Potez 58 de liaison et après diverses aventures, ils regagneront l'unité en Afrique du Nord.

Entre 15 h et 16 h 00, onze D 520 opèrent sur Neufchâteau avec un important dispositif de MS 406 du GC II/2. Un Do 17 du I.(H)/21 est abattu par 5 pilotes à Leurville après avoir été évacué par deux occupants : Slt) Valentin Georges (Cdt) Mümmler Mieczyslaw (Sgt) Martin René Lucien (S/C) Grimaud Henri (Sgt) Passemard Amédée. Les pilotes du GC II/7 suivent ensuite un Dornier mais sans résultat. Touché par le tir défensif, le Commandant Mümler doit se poser en campagne avec son n° 119, près de Gray. Lui aussi rejoindra le Groupe en Afrique du Nord.

Plus tard dans la journée, le Commandant Pépin qui participe à une mission de reconnaissance à basse altitude est tué près de Langres, abattu alors qu'il s'apprétait à mitrailler un convoi qu'il venait de repérer. Le soir même, le Groupe fait mouvement sur Feurs près de Saint Etienne. Le Sous-Lieutenant Valentin doit se poser en campagne avec son n° 242.

Le lendemain, le Groupe effectue ses deux missions de reconnaissance avant de se replier sur Carcassone

 

Après d'être replié jusqu'à Perpignan, le GC II/7 traverse la Méditerranée le 20 juin pour se poser à Bône, puis à Souk-el-Arba, le 22 juin et enfin Oudna le 24. Au cours de la Campagne de France, le Sergent Grimaud réalise 19 missions de guerre entre le 10 mai et le 15 juin qui s'ajoutent aux 24 réalisées avant le 10 mai. Au total, le GC II/7 aura effectué 430 missions, réalisé 1685 sorties pour 2896 heures 50 de vol. Il aura remporté 39 victoires confirmées et 13 probables.

 

Spitfire V - GC II/7 "Nice" 1944 - (Profil Cédric Chevalier)

 

Ayant été reçu au concours d'entrée de l'école des officiers d'active, il quitte le GC II/7 et l'Afrique du Nord en avril 1942 pour suivre la formation à Salon de Provence. Promu Sous-Lieutenant, il est placé, en mars 1943, en position de congé d'armistice et devient, 6 mois plus tard, membre de la Résistance au sein du réseau "Andromède-Zéphyr". Rappelé à l'activité en novembre 1943, il est affecté à la Compagnie de guet 33/71 à Privat mais rejoint en 1944 le Maquisard du Vercors. C'est au cours d'un combat mené contre eux par les troupes allemandes, que le Sous-Lieutenant Grimaud trouve la mort à Vassieux, le 21 juillet 1944. Il sera promu Lieutenant à titre posthume en juillet 1947.


 

NB : L'unité tactique de l'escadrille est la patrouille, laquelle peut-être organisée comme suit :

- Patrouille simple : 3 avions.
- Patrouille légère : 2 avions.
- Patrouille double : 6 avions (2 patrouilles simples).
- Patrouille double légère : 4 avions (2 patrouilles légères).
- Patrouille triple : 9 avions (3 patrouilles simples).
- Patrouille triple légère : 6 avions (3 patrouilles légères).

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 



Croix de guerre
 


 



 


Victoires aériennes

Victoires  
o
.
5
  Collaboration
Probables  
1
.
3
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
10/05/40 04.30 Probable Ju 88
MS 406 GC II/7  
-
(Sgt) Grimaud Henri
11/05/40 Probable He 111
III./KG 51 MS 406 GC II/7 SE Vesoul
-
-
(S/C) Doudiès Jean
(Sgt) Grimaud Henri
25/05/40 Aube Probable He 111
- MS 406 GC II/7 Gottenheim
-
-
-
(S/C) Doudiès Jean
(S/C) Grimaud Henri
(C/C) Novakiewicsz
01/06/40 15.25 Détruit He 111
3./KG 53 [AI + EL]

D 520

MS 406

GC II/7 Arbois
4
4
2
2
-
-
-
(Slt) Gruyelle Michel
(Slt) Krol Waclaw Szczepan
(S/C) Grimaud Henri
(C/C) Novakiewicsz
(A/C) Dorcy GC II/2
(S/C) Plzak GC II/2
(Sgt) Delisle GC II/2
01/06/40 12.30 Détruit He 111
III./KG 53 D 520 GC II/7 Forêt de Sorans
6
3
4
3
5
5
1
4
3
(Cpt) Papin Labazordière Tony
(Slt) Louis Camille
(A/C) Ponteins Denis
(S/C) Gourbeyre
(S/C) Lamblin Jacques
(Sgt) Boillot Pierre
(S/C) Grimaud Henri
(Sgt) Planchard
(Sgt) Passemard Amédée
01/06/40 12.30 Probable He 111
III./KG 53 D 520 GC II/7 Forêt de Brévine
-
-
-
-
(Cpt) Papin Labazordière Tony
(S/C) Lamblin Jacques
(S/C) Doudiès Jean
(S/C) Grimaud Henri
02/06/40 08.45 Détruit He 111
8./KG 55 [GI + HS] D 520 GC II/7 Ursins
7
6
5
3
1
(Cpt) Papin Labazordière Tony
(S/C) Doudiès Jean
(Slt) Krol Waclaw Szczepan
(S/C) Grimaud Henri
(Sgt) Gaufre
15/06/40 Détruit Do 17
I.(H)/21 D 520 GC II/7 Leurville
7
4
3
4
5
(Slt) Valentin Georges
(Cdt) Mümmler Mieczyslaw
(Sgt) Martin René Lucien
(S/C) Grimaud Henri
(Sgt) Passemard Amédée
15/06/40 10/11 Détruit Do 17
D 520 GC II/7 Forêt de Warndt
8
5
8
4
7
(Slt) Valentin Georges
(S/C) Grimaud Henri
(S/C) Lamblin Jacques
(C/C) Novakiewicsz
(Sgt) Boillot Pierre


Sources

Avions Hors Série numéro 20 : Les As français de 1939 - 1940 : Première partie d'Accart à Lefol
Avions Hors Série numéro 25 : Les As français de 1939 - 1940 : Seconde partie de Le Gloan à Williame
Magazine : Avions n° 142 - Janvier 2005
Magazine : Avions n° 143 - Février 2005

 

   




 

 

 

 

 

 


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