MADON Georges Félix
MADON Georges Félix

 

 






 

 



Né le 28 juillet 1892 à Bizerte (Tunisie)
Décédé dans un accident d'avion le 24 novembre 1924

 

 

Capitaine

41 victoires homologuées (dont 3 en collaboration)
64 victoires non homologuées


 

 



Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Cpl
12/07/13
 
Esc Bl 30 08/14 1915 Pilote France
Sgt
20/11/14
 
Interné 04/15 12/15 Interné Suisse
Adj
16/12/16
 
MF 218 01/16 09/16 Pilote France
Slt (Prov)
15/08/17
 
Esc N 38 09/16 03/18 Pilote France
Slt
01/02/18
 
Esc SPA 38 03/18 11/18 Cdt France
Lt (Prov)
16/02/18
             
Lt
15/05/18
             
Cpt (Prov)
10/11/18
             


Georges Madon est né le 28 juillet 1892 à Bizerte, en Tunisie. Elève du collège de Tunis, le paludisme l'oblige à abandonner ses études à 15 ans. Cette inactivité lui permet de découvrir sa vocation aérienne. A force de regarder dans les journaux des photos de modèles plus ou moins baroques de cette ère de recherche, il fabrique à son tour des modèles réduits. Il réussit à construire des planeurs qui avaient quelques mérites, mais leurs vices de construction lassent la patience du futur as. Il construit une aviette au moyen de sa bicyclette et d'un harnachement de draps et de serviettes tendus sur des roseaux. Débuts aussi héroiques que facheux. Enfin, il se lance dans la construction de cerfs-volants, mais comme toujours, si ses engins arrivaient à planer, la descente s'obstinait à être lamentable. Ecoeuré de ses essais multiples, jamais couronnés de succès, il se remet au travail sitôt guéri de ses fièvres paludéennes. et se consacre alors à la mécanique, qu'il aime, et réserve ses loisirs aux sports : football, boxe, cyclisme, ski, font de cet être plutôt maigre et chétif, un véritable athlète. Un jour, un aviateur venu à Tunis donner des exhibitions enthousiasme notre jeune héros et rend plus passioné son désir de voler. Il obtient de ses parents l'autorisation d'aller en France continuer ses études. A peine arrivé à Paris, c'était en 1911, il se rend à Etampes, à l'aérodrome Blériot, pour faire son apprentissage. Il obtient son brevet de pilote en 19 leçons, le 07 juin 1911. Il a alors à peine 19 ans. Son assiduité à l'école étonne, à la fois les élèves et les maitres. Si on le laissait faire, il volerait toute la journée. Son habilité devient de plus en plus remarquable. Il tente, lors de la guerre des Balkans, de partir comme pilote dans l'armée turque, mais les difficultés diplomatiques l'empêchent de réaliser son projet.

 

 

Le 12 mars 1912, il se porte volontaire pour servir au sein de l'Armée et se trouve assigné au 1er Régiment du Génie avant d'être transféré, sur sa demande, à l'Ecole de Pilotage d'Avord le 1 janvier 1913. Là, il obtient son Brevet de Pilote Militaire n° 231. Le 12 juillet 1913, il est promu Caporal. Lorsque la Première Guerre Mondiale éclate, il est toujours à Avord en tant que pilote de deuxième réserve. Il lui faut attendre qu'un camarade se casse la jambe au départ d'une mission de reconnaissance. Il le remplace et rapporte des renseignements si importants qu'il obtient le 10 août 1914 sa première citation à l'ordre du 1er Groupe d'aviation :

"Volontaire pour une mission délicate dans des circonstances difficiles".

Cependant, il est toujours pilote de deuxième réserve et ne peut que s'entrainer en attendant des jours meilleurs. C'est là qu'il obtient enfin son transfert en unité de première ligne, l'Escadrille Bl 30 à Soisson. Bien que n'étant que Caporal, il est alors l'un des pilotes militaires français les plus expérimentés. Au sein de cette unité, il mène des missions de reconnaissance et de bombardement. Il reçoit sa deuxième citation le 4 janvier 1915. A partir du 28 janvier, il est autorisé à effectuer des missions de bombardement de nuit. Il est alors l'un des rares pilotes dont l'expérience est suffisante pour mener de telles missions. Ce type de missions est cependant rapidement interrompues et Madon reprend ses vols de réglage d'artillerie. C'est cette expérience qui lui permet aussi de se poser dans ses lignes, le 30 octobre 1914, après que son moteur ait été littéralement arraché par un obus de 77 mm. Malgré les vents défavorables, il parvient à faire planer son appareils jusqu'aux lignes françaises.

Le 20 novembre 1914, il est promu Sergent. Lorsque l'Escadrille échange ses avions Blériot avec des appareils Maurice Farman, Georges Madon est envoyé au Bourget pour se former au maniement de ce nouvel appareil. Le 5 avril 1915, alors qu'il rejoint Belfort, via Toul, avec un mécanicien du nom de Chatelain, il se perd dans le brouillard et se pose en Suisse, à Porrentruy, où il est interné par les autorités helvétiques. Après une première tentative d'évasion ratée, il parvient finalement à regagner ses lignes le 27 décembre 1915, après avoir chloroformé ses gardes. Malgré cette évasion, les autorités militaires françaises le condamnent à 60 jours d'arrêt pour s'être perdu.

 

 

De retour au front, il est affecté à l'Escadrille MF 218, une unité chargée de diriger les tirs de l'artillerie. Après avoir demandé à être transféré dans l'Aviation de Chasse il est finalement envoyé à Pau pour y suivre l'entrainement adéquat. Il ahève son entrainement à Cazaux avant d'être affecté à l'Escadrille N 38 le 1 septembre 1916. Pilote déjà expérimenté à son arrivée dans l'unité, Georges Madon ne tarde pas à se distinguer en remportant sa première victoire dès le 28 septembre. Après sa troisième victoire, sa quatrième citation, le 17 novembre, s'accompagne de l'attribution de Médaille Militaire le 23 du mois.

"Sergent pilote, d'un entrain et d'un dévouement exceptionnel, dont l'habileté et l'audace se sont affirmées en maintes circonstances. Le 28 septembre 1916, a abattu un Fokker dans ses lignes. Le 09 novembre, après avoir livré trois combats, a abattu son deuxième avion. Le lendemain, a attaqué un avion ennemi qui a paru sérieusement touché. Déjà trois fois cité à l'Ordre".

Le 10 décembre 1916, il remporte sa quatrième victoire qui lui vaut sa cinquième citation et la nomination au grade d'adjudant :

"Pilote d'une vaillance et d'un entrain remarquables, le 17 novembre 1916, a abattu son 3ème avion ennemi. Le 10 décembre, a abattu son 4ème adversaire qui est tombé en flammes dans ses lignes".

Au début de l'année 1917, il effectue plusieurs attaques de locomotives allemandes. Le 31 janvier 1917, Georges Madon étrenne le Spad, nouvel avion de chasse perfectionné, et enlève à la fois sa 5ème victoire, le droit au communiqué et sa sixième citation :

"Pilote hors ligne qui est pour les plus jeunes pilotes de son escadrille un exemple et un guide incomparable. Le 31 janvier a abattu dans nos lignes son 5ème avion ennemi. Le 1er février, au cours d'une reconnaissance périlleuse pour laquelle il s'était offert comme volontaire, est descendu à 100 mètres pour mitrailler un train et l'a contraint à s'arrêter ".

Le 5 mai 1917, ayant abattu deux autres avions ennemis, les 18 mars et 24 avril, Madon est promu Chevalier de la Légion d'Honneur avec la citation suivante :

"Adjudant pilote, incomparable d'adresse et d'entrain. Après s'être distingué par son courage dans une escadrille de corps d'armée, donne depuis six mois, comme pilote de chasse, un merveilleux exemple d'audace, d'endurance et d'énergie. Le 17 mars, ayant attaqué deux avions ennemis et mis en fuite l'un deux, a été, tandis qu'il poursuivait l'autre dans sa chute, victime d'une panne de moteur. Contraint d'atterrir dans les lignes allemandes, a réussi, grâce à son sang froid, a reprendre son vol après avoir mitraillé une troupe qui s'avançait vers lui. Le 18 mars au cours d'un combat avec deux avions ennemis, a abattu son 8ème adversaire. Le 14 avril, a remporté sa 9ème victoire. Sept fois cité à l'Ordre."

 

 

Le 2 juillet 1917, il est blessé au combat au cours d'une collision avec un appareil ennemi. Le mois suivant, le 15 août, il est promu Sous-Lieutenant à titre provisoire, cette promotion prenant un caractère définitif le 1 février 1918. Le nombre de ses victoires croit alors régulièrement et fin octobre 1917 son tableau de chasse compte 17 victoires confirmées et 20 probables. Le 24 mars 1918, il est nommé commandant de l'Escadrille SPA 38 après avoir été nommé Lieutenant à titre provisoire le 16 février. L'Escadrille est alors équipée de SPAD XIII. Il est alors titulaire de 25 victoires homologuées. Bien qu'à l'origine cette escadrille soit une unité de reconnaissance aérienne, la SPA 38 se bat avec vigueur. L'ensemble des pilotes adoptent la devise de leur commandant « Qui s'y frotte s'y pique » ainsi que son insigne, un chardon noir, qu'ils peignent sur leurs avions.

 

 

Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Madon forme les pilotes de son escadrille dont un certain nombre accèderont au titre d'as grâce aux conseils de leur commandant, parmi lesquels on trouve André Martenot de Cordoux, Hector Garaud, et l'américain David Putnam.

Le 27 mars 1918, un doublé reconnu dans sa 16ème citation.

"Lieutenant Madon, Georges Félix, du 1er Régiment du génie, détaché à l'Escadrille Spad 38 : le 09 mars 1918, a abattu ses 24ème et 25ème avions ennemis. Le 27 mars a remporté ses 26ème et 27ème victoires."

Le 15 mai 1918, sa promotion au grade de Lieutenant est confirmée. Le 27 mai, il abat quatre avions allemands en une seule sortie. L'état-major refusant de les homologuer (deux d'entre eux lui seront cependant accordés par la suite), il recommence son exploit le 1er juin, exploit reconnu officiellement cette fois. Le 1er juillet, sa 3ème douzaine est atteinte, et on lit dans sa 18ème citation :

" Madon Georges Félix, commandant l'escadrille Spad 38, a abattu ses 33ème, 34ème, 35ème et 36ème avions ennemis."

 

Le 17 juillet, il rencontre une formation de 3 avions qu'il attaque, et contre lesquels il sort encore vainqueur. Au cours de cette même sortie, Madon obtient sa 37ème victoire. Son action a donc amené ce jour-là la perte de 4 avions allemands, mais une victoire seulement lui est attribuée. Le 38ème ennemi tombe sous ses coups le 18 juillet puis, après quelques autres succès non homologués, il se rend à Paris. En rentrant de permission, le 11 août, il obtient sa 40ème victoire. Le 3 septembre, il remporte sa quarante-et-unième et dernière victoire reconnue. Nommé Capitaine le 11 novembre 1918, la rosette de la légion d'Honneur lui est attribuée le 25 novembre 1918 (19ème citation) :

"Madon Georges Félix, lieutenant à titre temporaire (active) du Génie, pilote aviateur, officier d'élite, pilote de chasse d'une indomptable énergie, d'une bravoure héroïque et d'une suprême habileté. Toujours vainqueur au cours d'innombrables combats engagés sans souci du nombre des adversaires, ni de l'éloignement de nos lignes, jamais atteint, même d'une seule balle, grâce à la rapidité foudroyante de ses attaques, à la précision de ses manœuvres, à l'infaillibilité de son tir, meurtri parfois dans des chutes terribles, entraîne inlassablement, par son splendide exemple, l'escadrille qu'il commande et qu'il illustre chaque jour par de nouveaux exploits. Le 11 août 1918, il abat son 40ème avion ennemi. Une blessure. Chevalier de la Légion d'Honneur pour faits de guerre. Dix-neuf citations."

 

 

Sa Croix de Guerre compte alors 17 Palmes, deux étoiles d'argent et une étoile de Bronze alors que son Palmarès s'élève à 41 victoires homologuées auxquelles il faut ajouter 64 victoires non confirmées, faisant de lui le 4eme As Français de la Grande Guerre. Les Italiens lui attribuent la Médaille de la valeur militaire et les Britanniques le Military Cross

Georges Madon quitte le service actif le 5 octobre 1919. Il est le seul "as des as" breveté avant le conflit qui ait fait la guerre de bout en bout, d'abord dans l'observation puis dans la chasse, en des temps où les équipages français subissaient des pertes terribles du fait de la supériorité allemande. Il revendique 41 victoires homologuées ; 64 victoires ne seront pas homologuées. Fait exceptionnellement rare, en quatre ans d'affrontements, il ne reçut jamais aucune balle dans son appareil... Lorsqu'il fut blessé, ce ne fut pas par le fait de l'ennemi. Pourtant, il n'hésitait pas à s'attaquer à des patrouilles de 7 ou 8 avions, alors qu'il était seul, car il ne goutait pas le vol de groupe si ce n'était pour dresser des jeunes qu'il voulait initier à son art.

En 1922, il débute une carrière de pilote de course aérienne sur un monoplace spécialement conçu pour la Coupe Deutsch de la Meurthe. Le Simplex monoplane qu'il pilotait était équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 320 chevaux monté dans un fuselage court. La vue du pilote était sérieusement limitée par la position du siège, situé derrière le radiateur. Madon s'écrase aux commandes de l'avion pendant un vol d'essai et est gravement blessé.

Ironie du sort, alors qu'il avait survécu à 4 années de guerre, Georges Madon se tue le 11 novembre 1924 à l'occasion d'un vol pour la célébration de l'Armistice et l'inauguration d'une statue en l'honneur de Roland Garros, à Bizerte. En fait, il écrase volontairement son avion, tombé en panne sèche, sur le toit d'un immeuble, afin d'éviter la foule. Il était âgé de 32 ans.

La Base aérienne 702 d'Avord porte son nom « Capitaine Georges Madon ».

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 

 

   


Officier de la Légion d'Honneur (25/11/18)
Chevalier de la Légion d'Honneur (5/5/17)
Médaille Militaire (23/11/16)
Croix de Guerre 1914-18
(17 Palmes + 1 étoile de Bronze)
Médaille de la Victoire 1914-18
Médaille Commémorative 1914-18
Médaille de la Valeur Italienne
Military Cross (GB)
 



 


Victoires aériennes

Victoires Homologuées  
36
.
5
  Collaboration
Non Homologuées  
61
.
3
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Remarque
28.09.16
-
Détruit Fokker
- - N 38 Nord Reims
1
Sgt Georges Madon
01.11.16
-
Non Hom Avion
- - N 38 Fromezey
-
Sgt Georges Madon
09.11.16
-
Détruit Fokker D
- - N 38 Sommepy
2
-
Sgt Georges Madon
Slt Noël Mosnier
17.11.16
-
Détruit Fokker
Jasta 9 - N 38 Marvaux
3
Sgt Georges Madon
01.12.16
-
Non Hom Biplace
- - N 38 Ouest Tahure
-
-
Sgt Georges Madon
Slt André Delorme
10.12.16
-
Détruit LVG C
- - N 38 Bois d'Autry
4
-
Sgt Georges Madon
Adj Louis Barbaza (N 77)
31.01.17
-
Détruit Albatros
FlAbt 251 - N 38 Nord de Suippe
5
Adj Georges Madon
06.02.17
-
Détruit Rumpler C
- - N 38 Mesnil
6
Adj Georges Madon
15.02.17
-
Détruit Albatros C
- - N 38 Nord Ripont
7
Adj Georges Madon
18.03.17
-
Détruit Biplace
FlAbt 252 - N 38 NE Massiges
8
Adj Georges Madon
24.04.17
-
Détruit Albatros C
- - SPA 38 Cornilette
9
Adj Georges Madon
24.04.17
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Courson
-
Adj Georges Madon
02.05.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Adj Georges Madon
02.05.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Adj Georges Madon
04.05.17
-
Détruit Avion
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
10
Adj Georges Madon
09.05.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Adj Georges Madon
13.05.17
-
Détruit Albatros C
- - SPA 38 Nord Cote 304
11
Adj Georges Madon
20.05.17
-
Détruit Biplace
Eq POW - SPA 38 SE Sept Saulx
12
Adj Georges Madon
24.05.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Adj Georges Madon
06.08.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Adj Georges Madon
18.08.17
-
Détruit Biplace
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
13
Slt Georges Madon
18.08.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
-
Slt Georges Madon
22.08.17
-
Détruit Albatros C
- - SPA 38 Est Nogent l'Abbesse
14
Slt Georges Madon
25.08.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nord Cote 304
-
Slt Georges Madon
25.08.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nord Cote 304
-
Slt Georges Madon
03.09.17
-
Détruit Albatros
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
15
Slt Georges Madon
04.09.17
-
Détruit Scout
Jasta 19 - SPA 38 NE Beine
16
Slt Georges Madon
11.09.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Sud Semide Liry
-
Slt Georges Madon
19.09.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Sud Semide Liry
-
Slt Georges Madon
24.10.17
-
Détruit Scout
Eq POW - SPA 38 Passavant-en-Argonne
17
Slt Georges Madon
22.12.17
-
Détruit Scout
- - SPA 38 Nord de Selles
18
Slt Georges Madon
23.12.17
-
Détruit Biplace
FlAbt 271 - SPA 38 Tahure
19
5
Slt Georges Madon
Adj Hector Garaud
23.12.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Heurtregiville
-
Slt Georges Madon
23.12.17
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Beine
-
Slt Georges Madon
04.01.18
-
Détruit Scout
- - SPA 38 Pont Faverger
20
Slt Georges Madon
05.01.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nord Nogent l'Abbesse
-
Slt Georges Madon
27.01.18
-
Détruit Biplace
FlAbt 19 - SPA 38 Nord Ville sur Tourbe
21
Slt Georges Madon
03.02.18
-
Détruit Scout
- - SPA 38 Betheniville
22
Slt Georges Madon
03.02.18
-
Détruit Biplace
- - SPA 38 Caurel
23
Slt Georges Madon
15.02.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Liry Marvaux
-
Slt Georges Madon
17.02.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Lavannes
-
Slt Georges Madon
18.02.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Slt Georges Madon
18.02.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Slt Georges Madon
20.02.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Vivère
-
Slt Georges Madon
06.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Monts
-
Slt Georges Madon
09.03.18
-
Détruit Biplace
FlAbt 270 - SPA 38 Pont Faverger
24
Slt Georges Madon
09.03.18
-
Détruit Avion
Jasta 52 - SPA 38 Pomacle
25
Slt Georges Madon
09.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Lavannes
-
Slt Georges Madon
10.03.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Nord Sommepy
-
Slt Georges Madon
15.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Selles
-
Slt Georges Madon
21.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Ripont
-
Slt Georges Madon
22.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Caurel
-
Slt Georges Madon
22.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Epoye-Pont Faverger
-
Slt Georges Madon
24.03.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
-
Slt Georges Madon
20.05.18
-
Non Hom Fokker
- - SPA 38 Manre
-
Slt Georges Madon
22.05.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Sainte Geneviève
-
Lt Georges Madon
22.05.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Sainte Geneviève
-
Lt Georges Madon
27.05.18
-
Détruit Avion
FlAbt 244 - SPA 38 Conde-sur-Suippes
26
Lt Georges Madon
27.05.18
-
Détruit Avion
FlAbt 252 - SPA 38 Conde-sur-Suippes
27
Lt Georges Madon
31.05.18
-
Non Hom Albatros
- - SPA 38 Jonchery-Muizon
-
Lt Georges Madon
01.06.18
-
Détruit Albatros D
- - SPA 38 Sud Reims
28
Lt Georges Madon
01.06.18
-
Détruit Albatros D
- - SPA 38 Betheny
29
Lt Georges Madon
01.06.18
-
Détruit Ballon
- - SPA 38 Reims Epernay
30
10
Lt Georges Madon
Lt Jean Casale
02.06.18
06:00
Détruit Avion
- - SPA 38 Sud Reims
31
Lt Georges Madon
02.06.18
-
Détruit Avion
- - SPA 38 Nord Reims
32
Lt Georges Madon
06.06.18
-
Détruit Biplace
- - SPA 38 Rosnay Gueux
33
Lt Georges Madon
07.06.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Ouest Courcy
-
Lt Georges Madon
12.06.18
-
Détruit Fokker
- - SPA 38 Fismes
34
Lt Georges Madon
29.06.18
-
Non Hom Fokker
- - SPA 38 Betheny
-
Lt Georges Madon
29.06.18
-
Non Hom Fokker
- - SPA 38 Betheny
-
Lt Georges Madon
30.06.18
-
Détruit Fokker Dr I
- - SPA 38 Pont Faverger
35
Lt Georges Madon
01.07.18
-
Détruit Rumpler C
Eq POW - SPA 38 Breuil
36
2
1
Lt Georges Madon
Lt Jean Romanet (SPA 76)
Lt Pierre Vitoux (SPA 76)
05.07.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Caurel
-
Lt Georges Madon
17.07.18
-
Détruit Scout
- - SPA 38 Main de Massiges
37
Lt Georges Madon
17.07.18
-
Détruit Scout
- - SPA 38 Gueux
38
Lt Georges Madon
17.07.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Lt Georges Madon
17.07.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 -
-
Lt Georges Madon
18.07.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Main de Massiges
-
Lt Georges Madon
18.07.18
-
Non Hom Fokker
- - SPA 38 Main de Massiges
-
Lt Georges Madon
22.07.18
-
Non Hom Fokker
- - SPA 38 Nogent l'Abbesse
-
Lt Georges Madon
31.07.18
16:00
Détruit Fokker D VII
- - SPA 38 Lagery
39
Lt Georges Madon
03.08.18
-
Non Hom Fokker D VII
- - SPA 38 Nord Fismes
-
Lt Georges Madon
04.08.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Nord Betheny
-
Lt Georges Madon
11.08.18
16:30
Détruit Fokker D VII
- - SPA 38 Est Soissons
40
Lt Georges Madon
21.08.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Oeuilly-Maizy
-
Lt Georges Madon
21.08.18
-
Non Hom Fokker D VII
- - SPA 38 Vauxcère
-
Lt Georges Madon
03.09.18
16:25
Détruit Scout
- - SPA 38 Nord Fismes
41
Lt Georges Madon
03.09.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Nord Fismes
-
Lt Georges Madon
29.09.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Chevrigny
-
Lt Georges Madon
03.10.18
-
Non Hom Avion
- - SPA 38 Condé-sur-Suippe
-
Lt Georges Madon
27.10.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 Selve
-
-
Lt Georges Madon
Slt Jean Casale
30.10.18
-
Non Hom Biplace
- - SPA 38 NE Chateau Porcien
-
-
Lt Georges Madon
Slt Jean Casale


Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Madon
http://www.ba702.air.defense.gouv.fr/index.php/la-base-aerienne/histoire-et-patrimoine/biographie-du-parrain

http://albindenis.free.fr/
http://www.theaerodrome.com/index.php
http://fandavion.free.fr/asfrancais_14-18.htm
Over the Front - Norman Franks et Frank W Bailey




 

 

 

 

 

 


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