NAVARRE Jean Marie Dominique
NAVARRE Jean Marie Dominique

 

 






 

 



Né le 8 août 1895
Tué dans un accident d'avion le 10 juillet 1919 à Villacoublay

 

 

Sous-Lieutenant

12 victoires homologuées (dont 6 en collaboration)
15 victoires non homologuées (dont 1 en collaboration)


 

 



Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Sgt
01/04/15
 
MF 8 1914 1915 Pilote France
Adj
Début 1916
 
MS 12 1915 02/16 Pilote France
Slt
01/04/16
 
N 67 02/16 1917 Pilote France


Jean Navarre et son frère jumeau, Pierre Navarre, sont nés le 8 août 1895 à Jouy-en-Morin, en Seine et Marne d'André Navarre, leur père et de Jeanne de Coëscon, leur mère. Leur père est l’un des plus importants fabricants de papier de France. Jean a une enfance difficile. Il est renvoyé de différents collèges en raison de fugues ou indisciplines répétées. A l’age de 10 ans, il est pensionnaire avec Pierre au collège de Grenoble de 1905 à 1908. Ils s’en échappent à plusieurs reprises avant d’être renvoyés. Au collège des Dominicains d’Arcachon ils fuguèrent de nouveau et y restèrent peu de temps. Puis c’est le collège de Dax où Jean se cache dans le jardin, au grenier ou sur le toit. Encore une fois le collège ne veut pas les garder. Découragé, son père confie Jean à un précepteur. En 1910, 1911 et 1913 l’abbé Barges, est chargé de terminer son instruction. Il passe brillamment sa première partie de baccalauréat en 1910. Après, il est envoyé dans une pension de famille en Angleterre avec son frère. Il est séparé de son jumeau et s’enfuit à plusieurs reprises. Cette fois, son père fait embarquer Jean à Londres sur un grand voilier japonais avec mission de le débarquer à Marseille. Sur le bateau il peint « des aquarelles d’une excellente venue ». Après, il est de nouveau confié à l’abbé Barges pour faire sa philo qu’il rate ce qui met fin à ses études classiques. Après un court séjour dans une usine où il ne s’adapte pas à des horaires réguliers il entre dans une école de mécanique dont il est renvoyé pour fugue. Enfin, en octobre 1913, c’est l’école de la rue de Clignancourt où il prépare l’entrée à l’école supérieure d’aéronautique. Il travaille et donne satisfaction à ses professeurs jusqu’en juin 1914 date à laquelle il disparaît pendant quinze jours pour aller faire un stage au Collège d’Athlètes de Reims. Il suit les cours du lieutenant Hébert et travaille avec le célèbre coureur à pied Jean Bouin.

 

 

Dés l’âge de dix huit ans il s’intéresse à l’aviation. Le dimanche, avec son frère Pierre, ils vont à Buc ou à Juvisy pour voir voler les avions. Début juin 1914 il entre comme élève pilote à l’école civile des frères Caudron au Crotoy (Somme) et n’a pas le temps de passer son brevet avant la déclaration de guerre le 2 août 14, devenant ainsi le premier pilote militaire ne possédant pas le Brevet Civil de l’Aéro Club de France nécessaire à l’époque. (... dès le 22 août 1911, il obtient l'un des premiers Brevet Civil de pilote, le n° 581 - Information citée dans Over the Front qui contredit l'info précédente). De fait, lorsqu'il entre à l'Armée en 1914, seulement âgé de 19 ans, il est immédiatement accepté dans l'Aviation qui n'en est alors qu'à ses débuts. Il obtient le Brevet de Pilote Militaire n° 601 en septembre 1914 et se trouve affecté pendant une courte période à l'Escadrille MF 8 avant d'être transféré à l'Escadrille de Reconnaissance 12 qui devient le 1 mars 1915 la MS 12. Il se voit attribuer le biplace MS Type L n° 27.

 

 

C'est au sein de cette unité qu'il remporte ses premiers succès et reçoit la Médaille Militaire le 6 avril 1915 après avoir remporté sa première victoire 5 jours plus tôt. Son observateur, le Sous-Lieutnant Robert, recevra pour sa part la Légion d'Honneur. Il s'agit en fait de la quatrième victoire aérienne de l'Armée Française et la première de l'unité. Après avoir contraint l'avion allemand à se poser, Jean Navarre se pose près de l'avion ennemi et fait prisonnier les deux occupants, le Leutnant Engelhorn et l'Oberleutnant Wittenburg.. En avril, mai et juin 1915 il effectue trois missions spéciales qui consistent à déposer des agents de renseignements dans les lignes ennemies. Ces missions ainsi que son troisième succès homologué lui valent d'être élevé au rang de Chevalier de la Légion d'Honneur, décoration qu'il reçoit le 2 août 1915.

 

 

Volontaire pour se battre sur le front de Verdun, il est transféré à l'Escadrille N 67 le 24 février 1916. Peu après son arrivée l’escadrille passe sous le commandement du capitaine de Saint Sauveur qui comprend la mentalité de son pilote et lui laisse sa liberté d’action. Il l’autorise à coucher en ville à Bar-le-Duc « à condition de continuer ses exploits sur le front ». Jugeant son escadrille trop éloignée de la citadelle de Douaumont il obtient de s’en rapprocher et s’installe avec ses mécaniciens prés de Verdun. Ce terrain camouflé où il agit en solitaire est situé aux abords est de la ville en bordure du Faubourg Pavé. Cette proximité immédiate avec le front lui vaut rapidement le surnom de "la sentinelle de Verdun". Mais il est repéré par les allemands ce qui l’oblige de rejoindre son escadrille à Vadelaincourt. Le 22 avril la N 67 est basée à Froidos. Navarre réussit le premier « doublé » de la guerre le 26 février 1916 et devient dans le même temps un As avec 5 victoires homologuées. Le 18 mars, il sauve le Capitaine Villermoz qui est poursuivit par 3 appareils en abattant l'un d'eux. Promu Sous-Lieutenant peu de temps après, il ne tarde pas à se distinguer de nouveau en remportant le premier « quadruplé » français, le 26 avril 1916, à Verdun également. Toutefois une seule des 4 victoires sera homologuée. Le 19 mai, il est le premier pilote français à atteindre les 10 victoires homologuées.

Le 17 juin 1916 après un premier combat victorieux qui lui permet de remporter sa 12eme victoire homologuée, il est blessé au bras. Il est alors le premier pilote français par le nombre de victoires, Guynemer ayant 9 victoires à cette date et Nungesser 8. Evacué vers l'arrière, Jean Navarre est soigné à l'hôpital Chanzy de Sainte Menehould.

 

     

 

De retour au front le 31 janvier 1917, le traumatisme causé par la mort au combat de son frère jumeau, survenue le 15 novembre 1916, lui font adopter un comportement irresponsable qui l'amène devant le Conseil de Guerre. A la mi-avril 1917, il est arrêté par les gendarmes pour avoir renversé des agents de police avec sa voiture. Jugé « irresponsable » il est rapidement relâché. Les expertises médicales montrent que son système nerveux est atteint par sa blessure, le surmenage et le chagrin subi à la mort de son frère jumeau. A la suite de quoi il entre dans une maison de santé pour se soigner pendant des mois. Le rapport des médecins précise « On peut affirmer qu’il n’aurait pas commis la faute dont il est actuellement inculpé s’il n’avait pas été dans cette phase nettement pathologique qui suivit sa blessure et sa commotion, et qui aggrava le choc moral causé par la mort de son frère ».

 

          

 

En septembre 1918, complètement remis, les médecins l’autorisent à reprendre l’entraînement. Il est prêt à partir au front lorsque l’armistice est signé. Sa Croix de Guerre comprend 12 Palmes.

Après la guerre il envisage la traversée de l’Atlantique mais son projet n’est pas retenu. Il propose également de passer sous l’Arc de Triomphe en avion le 14 juillet 1919. Il est engagé comme chef pilote chez Morane-Saulnier et présente les avions aux futurs acheteurs. Il se tue après guerre, dans un accident d'avion, survenu le 10 juillet 1919 à Villacoublay. Il se tue en se posant hélice calée selon son habitude. Il est un peu court et après être passé au dessus de lignes télégraphiques son avion décroche et vient percuter le mur d’une ferme en bordure de l’aérodrome. Ses obsèques ont lieu le 12 juillet à la chapelle de l’hôpital Dominique Larrey à Versailles.

Il est inhumé au cimetière de Tartas (Landes).

 

          

 

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 

 


Chevalier de la Légion d'Honneur (02/08/15)
Médaille Militaire (06/04/15)
Croix de Guerre 1914-18 (12 Palmes)
 

 

 

 



 


Victoires aériennes

Victoires Homologuées  
6
.
6
  Collaboration
Non Homologuées  
14
.
1
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Remarque
01.04.15
-
Détruit (carabine) Aviatik
- Morane n° 27 MS 12 Merval (02)
1
1
Sgt Jean Navarre (Pil)
Slt Jean Robert (Obs)
12.04.15
-
Non Hom Aviatik
- Morane MS 12 -
-
-
Sgt Jean Navarre (Pil)
Sdt Gérard (Mit)
13.04.15
-
FTL Aviatik
- Morane MS 12 Saint Ménéhould (51)
2
1
Sgt Jean Navarre (Pil)
Sdt Gérard (Mit)
28.04.15
-
Détruit Aviatik
- Morane MS 12 Miraumont-Beaumont (80)
3
1
Sgt Jean Navarre (Pil)
Slt Ferru (Obs)
28.04.15
-
Non Hom Aviatik
FlAbt 12 Morane MS 12 Brémont - Saint Thierry (51)
-
Sgt Jean Navarre (Pil)
26.10.15
-
Non Hom LVG C 2
FlAbt 33 - MS 12 Jaulgenne (02)
-
Sgt Jean Navarre (Pil)
26.02.16
-
Détruit Fokker E III
KG 1 / KSt 4 - N 67 Dieu
4
Adj Jean Navarre
26.02.16
-
Détruit Biplace
KG 1 / KSt 4 - N 67 Maheulles
5
Adj Jean Navarre
02.03.16
11:30
Détruit Albatros C
- Nieuport 16 n° 830 N 67 Douamont-Fleury
6
Adj Jean Navarre
06.03.16
-
Non Hom Avion
- - N 67 Lignes allemandes
-
Adj Jean Navarre
18.03.16
-
Détruit Biplace
- - N 67 Vigneville
7
Sgt Jean Navarre
01.04.16
-
Non Hom Avion
- - N 67 Lignes allemandes
-
Slt Jean Navarre
03.04.16
-
Détruit Avion
- - N 67 Bois de Cumières
8
Slt Jean Navarre
24.04.16
-
Détruit LVG C
- - N 67 Vauquois
9
-
Slt Jean Navarre
DCA Française
24.04.16
-
Non Hom Fokker E
- - N 67 Vauquois
-
Slt Jean Navarre
24.04.16
-
Non Hom Fokker E
- - N 67 Vauquois
-
Slt Jean Navarre
24.04.16
-
Non Hom Fokker E
- - N 67 Vauquois
-
Slt Jean Navarre
18.05.16
-
Non Hom Avion
- - N 67 Bolante
-
Slt Jean Navarre
19.05.16
-
Détruit Aviatik C
- - N 67 Chattancourt
10
3
Slt Jean Navarre
Slt Boillot
21.05.16
-
Détruit Biplace
- - N 67 Avocourt
11
Slt Jean Navarre
17.06.16
-
Détruit Avion
- Nieuport 16 n° 1130 N 67 Samogneux
12
4
Slt Jean Navarre
Slt G Pelletier d'Oisy (N 69)


Sources

http://navarre-jean.com/
http://albindenis.free.fr/
http://www.theaerodrome.com/index.php
http://fandavion.free.fr/asfrancais_14-18.htm
Over the Front - Norman Franks et Frank W Bailey




 

 

 

 

 

 


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