POMIER LAYRARGUES René
POMIER LAYRARGUES René

 





 


Né le 1 novembre 1916
Tué au combat le 6 juin 1940

 

 

Sous-Lieutenant

1 victoire homologuée
5 victoires en collaboration





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Slt
 
Armée Air 1937 08/39 Elèce Pilote France
     
GC II/7 03/40 06/40 Pilote France
     
Armée Air 1939 05/40 Instructeur France


René Pomier-Layrargues est né le 1er novembre 1916 à Montepellier, dans l'Hérault. Il intègre, fin 1937, l'école de l'air de Salon de Provence et rejoint, courant 1938, l'école d'Avord où il est nommé Sous-Lieutenant le 22 aôut 1939. Après un stage de perfectionnement au CIC de Chartres, il est affecté, le 12 mars 1940, la 4eme Escadrille du GC II/7 qui se trouve basé à Luxeuil, équipé de MS 406.

 

MS 406 - GC II/7 - 1940

 

CAMPAGNE DE FRANCE

 

11 mai 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 11 mai, le premier message d'alerte provoque le départ de la totalité des 21 avions encore disponibles. Le Commandant Durieux prend la tête de la formation alors même que les bombardiers commencent à survoler la piste, provoquant une certaine confusion. Pendant que quelques pilotes restent en protection sur Luxeuil, les autres prennent plein Ouest à la poursuite d'une vingtaine de He 111 du III./KG 51 qui attaquent Lyon Bron. Vers 9 h 00, le [9K + MT] du 9./KG 51 quitte la formation avec le moteur droit en feu et le train sorti. Attaqué par pas moins de 14 pilotes, le bombardier s'écrase près du village de Montsauche, au Nord de Chateau-Thierry. Le pilote est mort mais 4 hommes d'équipage ont sauté en parachute et seront constitués prisonniers. La victoire est partagée entre (Sgt) Passemard Amédée (MS 406 n° 802) (Cdt) Durieux (Cpt) Hugo Henri (Lt) Goettel (Slt) Valentin Georges (Slt) Pomier-Layrargues René (Slt) Louis Camille (A/C) Ponteins Denis (MS 406 n° 89) (S/C) Gourbeyre (S/C) Panhard René (MS 406 n° 264) (S/C) Lamblin Jacques (Sgt) Planchard (Sgt) Bret Emile (C/C) Novakiewicsz . (Le Sous-Lieutenant Dussart est varialement inclus dans la liste des pilotes crédités de cette victoire, de même que le S/C Lefebvre qui, contraint de se poser en campagne, ne semble pas avoir pris part au combat).

Au retour de la mission, le Cpt Hugo pose son appareil qui doit être réformé. Trois autres He 111 sont accordés ce jour là, deux probables et un confirmé.

La patrouille du du S/C Doudiès, isolée, revient au terrain lorsqu'elle reçoit l'ordre de se diriger vers Dijon et finalement Vesoul où elle intercepte un groupe de 18 He 111 du I./KG 51. Après avoir attaqué le peleton, ils constatent l'absence de l'un des bombardiers qui sera accordé comme probable au S/C Doudiès et au Sgt Grimaud (MS 406 n° 88) . Le Sergent Grimaud ayant épuisé toutes ses munitions et le Slt Krol ayant ses armes enrayées, le S/C Doudiès appelle du renfort qui arrive sous la forme de 7 pilotes du GC III/6 avec lesquels il abat, à 9 h 58, le 9K + GH. L'appareil se pose sur le ventre à Pirey, au Nord de Besançon et l'équipage est capturé.

Dans le même temps, le terrain est attaqué une nouvelle fois. Une patrouille simple décolle à 10 h 00 (Sous-LieutenantsDussart et Mangin et Sgt Boillot). Ils se dirigent vers Belfort puis Lure et interceptent des Ju 88 du II./KG 51 qui effectuent leur bombardement. L'un d'eux est sérieusement touché par les 3 pilotes. La risposte est toutefois efficace et le Sgt Sous-Lieutenant Dussart, moteur en feu, se blesse au visage en posant son MS 406 à Mélisey. Le Sgt Boillot est aussi touché, pose son appareil moteur calé, lorsqu'il est pris pour cible par la défense anti-aérienne du terrain qui le prend pour un allemmand. L'appareil déjà bien endommagé prend quelques impacts au passage et devra être réformé. Au final, Dussart et Boillot reçoivent le crédit d'une victoire sur un Ju 88 confirmée partagés entre eux deux et Mangin reçoit le crédit d'un He 111 probable.

Au soir du 11 mai, le bilan fait état de 2 tués par bombardement avec de nombreux appareils endommagés. Au total, le Groupe a perdu 18 appareils (dont les 88 et 89 de Grimaud et Ponteins lors d'un bombardement). Quatre appareils déjà indisponibles sont définitivement détruitsde même qu'un D520 par mitraillage le lendemain alors qu'aucune victoire ne vient compenser ces destructions. Seule la DCA parvient à abattre l'un des 6 assaillants dont le pilote est capturé. Une piste de secours est aménagée à 2 km du terrain, en bordure de bois, avec une piste de 20 m de large qui ne permet le décollage que d'un appareil à la fois mais offre des abris naturels pour les appareils trop exposés.

19 mai 1940

Une patrouille triple qui se réduit rapidement à huit appareils décolle à 6 h 05 en couverture du terrain. Prévenu à 7 h 25 par radio de la présence d'un bombardier au Nord d'Epinal, elle y trouve à 7000 m, un Dornier Do 17 qui pique vers le Nord-Est dès qu'il aperçoit les chasseurs français. Il est tout d'abord attaqué par le Capitaine Papin, le S/C Catois et le S/C Lamblin. Ayant redressé avoir avoir traversé la couche nuageuse, le Dornier qui appartient vraisemblablement au 3.(F)/11 est intercepté par les deux autres patrouilles. Il trouve à nouveau refuge dans les nuages dont il ressort en cabré avant de piquer de nouveau pour disparaitre définitvement de la vue des français. L'avion est finalement attribué aux huit pilotes (Cpt) Papin Labazordière Tony (Cpt) Hugo Henri (Slt) Pomier-Layrargues René (Slt) Bouton (S/C) Lamblin Jacques (MS 406 n° 80) (S/C) Gourbeyre (Sgt) Bret Emile (Sgt) Catois. Au total, les fraçais auront tiré 340 obus et 2300 cartouches. En remportant sa 5eme victoire, le Capitaine Hugo devient le premier "As" de l'unité

 

Dewoitine 520 - GC II/7 - 1940 - (Profil Cédric Chevalier)

 

24 mai 1940

Après une attaque sans résultat de trois pilotes polonais, une patrouille double réduite à 5 appareils décolle à 10 h 00 en couverture de terrain. Elle intercepte, 50 minutes plus tard, dix He 111 sur Mirebeau-sur-Bèze. Le Capitaine Papin effectue ses attaques à la verticale alors que trois autres pilotes (Cpt Hugo (MS 406 n° 978), Sous-Lieutenant Pomier Layrargues et Sous-Lieutenant Krol (MS 406 n° 959) prennent la suite. Aucun résultat visible n'est cependant constaté. La radio oriente alors la patrouille vers un autre groupe de He 111 qui sont signalés comme étant en difficulté. le Sous-Lieutenant Krol attaque l'un des avions qui vole à basse altitude dans la région de Chalindrey. L'avion tombe en flammes à Sélestat après que les occupants aient évacué en parachute. Confusion ou pas, les deux appareils sont revendiqués et homologués alors qu'il semblerait qu'il s'agisse du même appareil, un He 111H-2 (WNr 2636) [9K + BS] du 8./KG 51 qui revenait d'une mission de bombardement sur Châteauroux. Sur les 5 membres d'équipage, 4 sont immédiatement capturés et le 5eme le sera la 30 mai.

25 mai 1940

Lors d'une couverture du terrain, à l'aube, la patrouille simple (S/C) Doudiès Jean (S/C) Grimaud Henri (C/C) Novakiewicsz ne parvient pas à rejoindre un Do 215 avec lequel elle prend contatc au Nord-Est de Dijon. A l'atterrissage, Grimaud détruit le MS 406 n° 220. Une victoire probable leur est accordée par le Commandant Durieux ce jour là bien que les avis divergent quant à leur auteur. Le même jour, une patrouille triple décolle à 16 h 00 en couverture, sur alerte. Pour la première fois, deux D 520 prennent part au combat accompagnés de 6 MS 406. Si le premier D 520 est à coup sur piloté par le SOus-Lieutenant Gruyelle (qui tire 60 obus et 800 cartouches sur un H e 111).

Un pilote de D 520 prend contatc à 16 h 40 avec 24 bombardiers allemands, bientôt rejoint par une patrouille double légère. La formation ennemie s'étant scindée, il ne reste que 7 bombardiers qui sont immédiatement attaqués par les 5 appareils français à l'Ouest de Dijon. Après une partie de cache cache dans les nuages, et bien que seulement 5 pilotes semblent avoir tiré sur l'appareil, la victoire est attribuée à l'ensemble de la patrouille : (Cdt) Mümmler M (Slt) Pomier-Layrargues René (Slt) Gruyelle Michel (Slt) Louis Camille (Adj) Jonaszick (Sgt) Gaufre (Sgt) Boillot Pierre (S/C) Doudiès Jean.

5 juin 1940

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une journée avec une trentaine de sorties dans résultat, la journée du 5 débute par une patrouille simple en couverture, sur alerte, de la région située au Nord-Est de Dijon, à partir de 7 h 26. Les 3 pilotes prennent contact à l'Est de Dijon avec un Dornier Do 215 qui se met aussitôt en rase-mottes. Ils le poursuivent et l'abandonnent en plaine d'Alsace avec un moteur crachant de la fumée noire et à l'évidence de nombreux coups reçus dans le fuselage. La victoire sera confirmée et attribuée aux 3 pilotes ((Sgt) Martin René Lucien (S/C) Doudiès Jean (C/C) Novakiewicsz ) après avoir été initialement accordée comme probable à seulement deux d'entre-eux.

Un peu plus tard dans la journée, le GC II/7 reçoit l'ordre d'envoyer tous les moyens disponibles sur le front Nord. Les allemands ont déclenchés leur offensive dans la Somme et les Groupes stationnés à l'Est seront appelés en renfort à un moment ou à un autre. A partir de 12 h 15, un total de 25 D 520 prend l'air à destination de Meaux-Esbly où il retrouve le GC I/3, lui aussi équipé de D 520. A 16 h 30, 8 pilotes d'une patrouille triple participent à la protection de bombardiers sur Bray-sur-Somme / Athies / Proyat en compagnie d'une patrouille du GC I/3. Depuis une position favorable, plus haut et dans le soleil, une quinzaine de Me 109 fondent sur la patrouille haute. Touché dès le début, l'A/C Ponteins parvient à riposter et atteint l'aile gauche de l'appareil allemand. Il est alors de nouveau touché et doit évacuer son D 520 n° 273 en parachute, blessé. L'appareil en flamme s'écrase aux environs de Berny-sur-Noye. En voulant se dégager trop violemment, son équipier, le Sergent Brêt se met en vrille. Sonné et victime d'une laision pulmonaire liée à la violence du chox, il finit par atterrir à Evreux où il brise son Dewoitine.

Lancés, les Me 109 poursuivent leur assaut en attaquant la patrouille moyenne. Le Sous-Lieutenant Camille Louis est tué à bord de son n° 240.

La patrouille basse, en revanche, parvient à réagir et le Sous-Lieutenant Pomier Layrargues tire alors qu'il se trouve en position cabrée sur un Me 109 dont le pilote doit sauter en parachute près de Canly. Le pilote allemand n'est autre que l'illustre Werner Mölders, Kommandeur du III./JG 53, alors premier As de la Luftwaffe avec 25 victoires à son actif. Entrainé dans un combat avec 5 autres Me 109, le pilote français parvient à en abattre un second avant de succomber à son tour aux commandes du D 520 n° 266, à Marissel, dans la banlieu de Beauvais. Seuls quatre pilotes rentrent indemnes à leur terrain sur les 8 du départ, sans revendication. En fait, celles-ci interviendront plus tard et changeront plusieurs fois. Au final, Pomier-Layrargues se voit attribuer 2 victoires sures dont une à laquelle Ponteins aurait put prendre part.

Ce jour là, les allemands revendiquent 10 victoires pour 3 pertes de leur côté.

En soirée, un autre pilote du Groupe, le Sous-Lieutenant Polonais Wiktor Strzembosz est grièvement blessé alors qu'il tentait d'attaquer un Hs 126. Surpris par des Me 109 du I./JG 1, il est abattu à bord du D 520 n° 233.

 



 

NB : L'unité tactique de l'escadrille est la patrouille, laquelle peut-être organisée comme suit :

- Patrouille simple : 3 avions.
- Patrouille légère : 2 avions.
- Patrouille double : 6 avions (2 patrouilles simples).
- Patrouille double légère : 4 avions (2 patrouilles légères).
- Patrouille triple : 9 avions (3 patrouilles simples).
- Patrouille triple légère : 6 avions (3 patrouilles légères).

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 



Croix de guerre
 


 



 


Victoires aériennes

Victoires  
1
.
5
  Collaboration
Probables  
o
.
o
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
11/05/40 09.00 Détruit He 111
III./KG 51 [9K + MT] MS 406 GC II/7 Montsauche
2
1
4
1
2
1
1
2
1
2
3
2
2
1
(Sgt) Passemard Amédée
(Cdt) Durieux
(Cpt) Hugo Henri
(Lt) Goettel
(Slt) Valentin Georges
(Slt) Pomier-Layrargues René
(Slt) Louis Camille
(A/C) Ponteins Denis
(S/C) Gourbeyre
(S/C) Panhard René
(S/C) Lamblin Jacques
(Sgt) Planchard
(Sgt) Bret Emile
(C/C) Novakiewicsz
19/05/40 07.25 Détruit Do 17
- MS 406 GC II/7 Baccarat
4
5
2
2
4
2
3
2
(Cpt) Papin Labazordière Tony
(Cpt) Hugo Henri
(Slt) Pomier-Layrargues René
(Slt) Bouton
(S/C) Lamblin Jacques
(S/C) Gourbeyre
(Sgt) Bret Emile
(Sgt) Catois
24/05/40 10.50 Détruit He 111
8./KG 51 MS 406 GC II/7 Baccarat - Châtenois
6
5
3
2
(Cpt) Hugo Henri
(Cpt) Papin Labazordière Tony
(Slt) Pomier-Layrargues René
(Slt) Krol Waclaw Szczepan
25/05/40 16.40 Détruit He 111
- D 520 / MS 406 GC II/7 Gipey
2
4
3
2
2
2
4
4
(Cdt) Mümmler M
(Slt) Pomier-Layrargues René
(Slt) Gruyelle Michel
(Slt) Louis Camille
(Adj) Jonaszick
(Sgt) Gaufre
(Sgt) Boillot Pierre
(S/C) Doudiès Jean
05/06/40 Détruit Me 109
D 520 GC II/7 Canly
6
5
(A/C) Ponteins Denis
(Slt) Pomier-Layrargues René
05/06/40 Détruit Me 109
D 520 GC II/7 Le Quesnel-Aubry
6
(Slt) Pomier-Layrargues René


Sources

Avions Hors Série numéro 20 : Les As français de 1939 - 1940 : Première partie d'Accart à Lefol
Avions Hors Série numéro 25 : Les As français de 1939 - 1940 : Seconde partie de Le Gloan à Williame
Magazine : Avions n° 142 - Janvier 2005
Magazine : Avions n° 143 - Février 2005
http://aerostories.free.fr/events/moelders/


   




 

 

 

 

 

 


Cieldegloire.com