ROZANOFF Constantin '"Kostia"
ROZANOFF Constantin '"Kostia"

 

 


Né le 23 août 1905 à Varsovie (Pologne)
Tué accidentellement le 3 avril 1954

 

 

Lieutenant Colonel

2 victoires en collaboration





Grade Date
Unités
Arrivée Départ Fonction Secteur
Slt
193?
 
Armée Air 1930 1939 Pilote France
Lt
193?
 
GC II/4 02/40 06/40 Cdt Second France
Cpt
193?
 
GC II/4 06/40 08/40 Commandant AFN
Cdt
1940
 
GC 2/5 11/42 05/43 Commandant AFN
L.Col
194?
 
Ecoles 06/43 08/43 Commandant AFN
Col
1945
 
GC 2/3 "Dauphiné" 08/43 10/43 Commandant AFN
     
Armée de l'Air 1944 1945 Pilote d'essais Grande Bretagne. Etats-Unis


Constantin Vladimir Rozanoff, dit « Kostia », est né le 23 août 1905 à Varsovie (Pologne) Immigré jeune en France avec ses parents puis naturalisé français en 1927, Rozanoff réussit de brillantes études d'ingénieur à l'École Centrale puis à Sup Aéro dont il sortira diplômé (1933). Amoureux de l'aviation, il opte pour la carrière militaire qui lui permet de devenir pilote. Après son écolage à Avord puis à Versailles, il est affecté comme pilote au 12ème Régiment de bombardement de jour sur Breguet Bre 19. Il entre ensuite à l'École nationale supérieure d'aéronautique puis passe à la 1ère Escadre de chasse. En juin 1935, il rejoint le Centre d'Essais des Matériels Aéronautiques (CEMA), le CEV d'alors. Capitaine, il vole sur de nombreux prototypes, entre autres, les chasseurs, Morane-Saulnier MS 406, Dewoitine D 520 et Bloch MB 152..

La guerre le surprend au CEMA au profit duquel il effectue plusieurs convoyages de Messerschmitt Bf 109 capturés. Mais, quelque périlleux que fût le métier des essais en vol, Kostia Rozanoff veut participer au combat contre l'envahisseur. Il rejoint, le 14 février 1940, le Groupe de Chasse II/4 sur Curtiss P-36 comme commandant en second. Nommé Commandant, il participe avec ce groupe à la Campagne de France, abattant un Messerschmitt Bf 110, le 16 mai et un Henschel Hs 126, le 18.

 

H-75 GC II/4 - 1940

 

Après la défaite française et l'armistice, Rozanoff reste dans l'Armée de l'Air où il subit les humiliations de l'occupant, entre autres la confiscation des hélices de tous ses appareils. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord en novembre 1942, il prend le commandement du GC 2/5 "Lafayette", rallié aux Alliés et équipé de Curtiss P-40, et combat en Tunisie. Il devient ensuite adjoint au directeur des écoles de pilotage d'Afrique du Nord, puis commandant du GC 2/3 "Dauphiné" en juillet 1943. Ce Groupe, du fait des aléas du rééquipement, ne peut participer aux opérations de Sicile. En décembre, il retourne à sa vocation de technicien et reprend une activité lors de détachements à l'Empire Central Flying School britannique où il a l'occasion de découvrir la réaction sur Gloster G-41 Meteor dès fin 1943. De retour en France, il doit à sa compétence d'être désigné pour faire partie d'une mission en vue d'étudier les problèmes des avions à réaction aux États-Unis. Il a alors l'occasion de voler sur un certain nombre d'appareils américains et en particulier sur Bell P-59 Airacomet et Lockheed P-80 Shooting Star. Il est l'un des premiers français a avoir abordé le pilotage de ce type d'appareils.

 

Curtiss P-40F du GC 2/5 "Lafayette" Tunisie - 1943

 

Fin 1945, il est muté comme directeur du centre d'essais de la Base aérienne 118 Mont-de-Marsan, avec le grade de colonel, puis quitte l'armée en octobre 1946. Le colonel Rozanoff est élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur en 1946.

Rozanoff entre alors immédiatement chez le constructeur privé Dassault comme directeur des essais en vol. À ce titre, il assurera la mise au point des premiers chasseurs à réaction français de grande série, l'Ouragan puis la série des Dassault Mystère. Le 24 février 1954, aux commandes d'un Mystère IV, il est le premier pilote français à franchir le mur du son en vol horizontal sur un avion de conception nationale, en avance sur l'industrie britannique et avec quelques semaines de retard seulement sur le F-100 Super Sabre américain.

Kostia Rozanoff trouve la mort aux commandes de ce même Mystère IV le 3 avril 1954 au cours d'une démonstration devant un parterre d'officiels français et britanniques au centre d'essais en vol de Melun-Villaroche. Lors d'une tentative de passage du mur du son à très basse altitude, une défaillance électrique provoque le piqué brutal de l'avion qui s'écrase en moins de deux secondes, sans laisser la moindre chance à son pilote.

Tout en ne se prenant pas au sérieux, il prenait au sérieux ses responsabilités et les tâches qui lui étaient confiées. Il disait : " Nous sommes des passionnés lucides. Le pilote d'un prototype n'est qu'un chef d'orchestre. La partition de l'avion est composée par les ingénieurs, transcrite par les ouvriers, les mécanos, les compagnons de piste, l'ensemble des collaborateurs de notre firme. "

La Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan porte aujourd'hui son nom.

 

 

 

 


Traducteur / Translator / Traduttore / übersetzer / vertaler

 


 


Commandeur de la Légion d'Honneur (1946)

 


 



 


Victoires aériennes

Victoires  
o
.
2
  Collaboration
Probables  
o
.
o
  Collaboration
Non confirmées  
o
.
o
  Collaboration
Endommagés  
o
.
o
  Collaboration

Objectifs terrestres
.
Avions détruits au sol  
-
.
-
  Endommagés au sol
Blindés  
-
.
-
  Véhicules
Locomotives  
-
.
-
  Bateaux

VICTOIRES
Date Heure Revendic Type Unité Avion d'arme Unité Lieu   Référence
16/05/40 14.30 Détruit Ju 86
Do 17Z du KG 2 H-75A GC II/4 Fismes
1
5
(Cdt) Rozanoff Yves
(S/C) Casenobe Jean
18/05/40 15.12 Détruit Hs 126
2.(H)/33 H-75A GC II/4 Rethel
2
4
3
2
(Cdt) Rozanoff Yves
(Cpt) Guieu Régis
(Sgt) Paulhan Jean
(Slt) Rubin René


Sources

Avions Hors Série numéro 20 : Les As français de 1939 - 1940 : Première partie d'Accart à Lefol
Avions Hors Série numéro 25 : Les As français de 1939 - 1940 : Seconde partie de Le Gloan à Williame
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kostia_Rozanoff
http://www.dassault-aviation.com/fr/passion/histoire/hommes/constantin-kostia-rozanoff.html
http://aerostories.free.fr/pil_cha_fr/kostia/
http://www.tourisme-montdemarsan.fr/FR/histoire_la_ville/historique_de_la_b_a_118.aspx