Groupe de Bombardement LORRAINE

Squadron 342 - RAF

 

 

 

 

 


Fort Lamy (PC 1er Esc)
15/12/40
24/09/41
Maiduguri (2e Esc) Khartoum (Soudan)
15/12/40
24/09/41
Damas (Syrie)
24/09/41
30/10/41
Abu Sueir - Terrain 10 (Egypte)
30/10/41
15/11/41
Fuka - Terrain 16 (Egypte)
15/11/41
19/11/41
Sidi Barrani - Terrain 75 (Egypte)
19/11/41
18/12/41
Gambut (Libye)
18/12/41
01/02/42
Abu Sueir - Terrain 10 (Egypte)
01/02/42
01/03/42
Rayack (Syrie)
01/03/42
24/10/42
Transit bateau
24/10/42
01/01/43
Refonte du Squadron
01/01/43
03/43
West Raynham (Norfolk - GB)
07/04/43
15/05/43
Sculthorpe (Norfolk - GB)
15/05/43
17/07/43
Great Massigham (Norfolk - GB)
17/07/43
19/09/43
Hartfordbridge (Hampshire - GB)
19/09/43
15/10/44
Vitry en Artois (France)
15/10/44
21/03/45
Gilze Rijen (Hollande)
21/03/45
08/05/45



Cdt Jean Astier de Villatte
24/12/40
14/07/41
Cpt Pierre Tassin de Saint-Péreuse
15/07/41
24/40/41
Cdt Edouard Corniglion-Molinier
25/10/41
12/12/41
L.Col Charles Pijeaud
13/12/41
20/12/41
Cpt Pierre Tassin de Saint-Péreuse
21/12/41
01/03/42
L.Col Henri de Rancourt de Mimerand
07/04/43
14/03/44
Cdt Michel Fourquet
15/03/44
06/11/44
L.Col Jacques Soufflet
06/11/44
24/07/45



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Date
Nat
Nom Secteur Appareil Circonstances
Statut
Remarques
1943        1943
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Les Compagnons de la Libération du Groupe de Bombardement « Lorraine »

 

ALLEGRET

Emile, Joseph, Auguste 28-05-1945
ANDLAUER Louis, Jacques, Victor 17-11-1945
ASTIER DE VILLATTE Jean 23-06-1941
BALLET Jacques, Maurice, Emile 12-09-1945
BARBERON Bernard, Jean, Maurice 26-06-1941
BAUDEN René, Jean, Elie 29-12-1944
BOISROUVRAY (du) Maurice 26-06-1941
CHARBONNEAUX Pol 29-12-1944
CORNIGLION-MOLINIER Edouard, Flaminio 20-11-1944
CUNIBIL Robert 28-05-1945
DELFAU André 29-12-1944
DROUILH Henri, Alexandre 04-05-1944
DUMONT François, Joseph 28-05-1945
EZANNO Yves, Paul, Emile, Henri 20-11-1944
FOURQUET Michel, Martin, Léon 12-06-1945
FURST Roger, Alphonse 29-12-1944
GAROT Jean-Louis, André 29-05-1945
GARY Romain 20-11-1944
GATISSOU René, Jean 28-05-1945
GIBERT-SEIGNEUREAU Raymond, Marie, Sylvain 16-10-1945
GINS Alexandre, Jean 17-11-1945
GOUJON de THUISY (de) Jean, René 16-10-1945
GOUSSAULT François 28-05-1945
GOYCHMAN Georges 20-11-1944
GUIGONIS Gaston, Charles 17-10-1942
IBOS Paul, Lucien, Raymond 20-11-1944
JEAN Edmond, Louis, Germain 20-11-1944
LAGATU Yves 29-12-1944
LAGER Gustave, François 29-03-1943
LANGER Marcel, Paul, Louis 20-11-1944
LANGER Arnaud, Pierre, Jean 20-11-1944
LOUIS-DREYFUS Pierre, Guy, Robert 17-11-1945
LUCCHESI Yves, Gérard 28-03-1945
MAISMONT (FENAUX de) Pierre, Jean, Marie 30-06-1941
MASQUELIER Louis 28-05-1945
NEY Jean-Bernard 17-11-1945
PATURAU Joseph, Maurice 20-11-1944
PETAIN Raymond, Henri 16-10-1945
PIJEAUD Charles, Félix 26-03-1942
POULIQUEN Joseph, Marie, Guillaume 16-10-1945
RANCOURT de MIMERAND (de) Henri, Marie, Georges 08-11-1944
RICARDOU Louis 23-06-1941
ROMANETTI Henri, Jean 29-12-1944
ROQUERE Paul-Jean 16-10-1945
ROQUES Raymond 26-09-1945
ROUSSELOT Antoine, Marcel, Auguste 20-11-1944
ROZOY François, Marie, Luc 20-11-1944
SAINT PEREUSE (TASSIN de) Pierre, Eugène, Marie 26-06-1941
SCITIVAUX (de) Xavier, Albert, Marie, Esprit 23-06-1941
SOMMER François 29-12-1944
SOUFFLET Jacques, Lucien, Gustave 28-05-1945
SOULAT Henri 20-01-1946
STADIEU de Jacques, Joseph, emile, Louis 28-05-1945
TOURNIER Raymond, Louis, Etienne 28-05-1945

 

La mission du 6 juin 1944

 


Onze mille avions avaient été engagés dans l'opération Overlord. Noyés dans cette masse, une centaine d'appareils français participèrent pleinement à l'assaut initial. Au début de juin, le général Eisenhower était venu rendre visite aux équipages du groupe Lorraine (officiellement : Squadon 342 de la RAF) au camp de Hartfordbridge, pour leur annoncer qu'ils seraient engagés dans le débarquement. La mission fixée au Lorraine était de tendre un immense écran de fumée (d'où le nom de code de l'opération : Screen Smoke) entre la flotte alliée et la côte française afin d'empêcher l'ennemi de prendre l'exacte mesure de l'invasion.

Au matin du 6 juin, à partir de 6 heures, toutes les dix minutes, douze Boston III emmenés par le chef du groupe, le lieutenant-colonel Michel Fourquet (Gorri), déposèront une nappe de plus en plus épaisse sur la mer. Depuis quelques semaines, les bombardiers étaient dotés d'un dispositif spécial: le navigateur n'avait qu'à appuyer sur la commande habituelle du lance-bombes pour laisser échapper une fumée grise, d'ailleurs très toxique, qu'il importait de renouveler régulièrement car le vent violent avait vite fait de la dissiper. Les Français du "342" s'étaient vu attribuer le secteur de la côte est du Cotentin, entre la pointe de Barfleur et l'embouchure de la Vire ; les Britanniques du Squadron 88 devaient lâcher leur fumée entre l'Orne et Bayeux.

Les avions filaient à 15 mètres d'altitude - ce qui leur permettait d'échapper aux tirs des batteries - à 370 km/heure. En quelques minutes, l'écran de fumée s'allongea sur une dizaine de kilomètres. Les premiers équipages dépassèrent un convoi de gros cargos, puis, à mi-chemin, un autre convoi de plusieurs centaines de barges bourrées de soldats. On apercevait aussi des ballons au niveau des nuages, chargés de prévenir les attaques aériennes ennemies. Les gros navires de guerre américains étaient déjà là ; ils avaient commencé à tirer et les batteries répondaient. Les traçantes de la Flak (DCA allemande) accompagnaient le soleil levant. Lorsque la fumée manquait dans les réservoirs, les avions remettaient le cap sur l'île de Wight*.

Six autres groupes d'aviation français participèrent à l'opération Overlord: trois de chasse, équipés de Spitfire (Île-de-France, Alsace, Cigognes**), deux de bombardement lourd, équipé de quadrimoteurs Halifax (Tunisie et Guyenne), un de bombardement léger, équipé de bimoteurs Boston, comme le Lorraine (Berry). Tous furent engagés dans la matinée du 6 juin pour attaquer les premiers éléments allemands qui tentaient de se regrouper en avant du gros des troupes. Les groupes de bombardement déversèrent leurs cargaisons, permettant ainsi aux troupes alliées débarquées de progresser à partir des plages ; les groupes de chasse assurèrent une mission de "couverture", s'assurant qu'aucun avion ennemi ne se manifestait. Les chasseurs n'aperçurent les premiers Junkers que le lendemain ; ils les forcèrent à rebrousser chemin après un bref engagement. Ce premier succès en annonçait d'autres. Il n'y avait désormais plus aucun doute : la libération de la France avait commencé.

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* Un équipage du Lorraine manquera à l'appel : le Boston piloté par le sergent Boissieux et ayant à son bord le sous-lieutenant Canu (observateur) et le sergent Henson (radio), atteint par les tirs ennemis, s'était écrasé en mer.
** Les deux premiers appartenaient aux FAFL, le troisième à l'ancienne armée d'Afrique.

Source : http://www.france-libre.net/fafl/combats/ecran-fumee.php



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Sources

RAF - Fighter Command Losses Vol 1, 2 et 3. Norman L R Franck
RAF Fighter Command Victory Claims of WW2 - Vol 1 et 2 - J Foreman
Aces High - Christopher Shores & Clive Williams - Grub Street Editions
Aviateurs de la Liberté - Mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres - Colonel Henry LAFONT
Les bombardiers de la France Libre "Groupe Lorraine" François Broche - Editions Troupes de choc - 1982
http://www.ordredelaliberation.fr/fr_doc/liste_biographie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_bombardement_Lorraine


 

 

 


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